Genséric, d’Antoinette Deshoulières

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Genséric, d’Antoinette Deshoulières

publiées dans Théâtre des femmes de l’Ancien Régime, vol. 2, XVIIe s., 2008.
Édition : Perry Gethner & Deborah Steinberger.
Direction : A. Evain, P. Gethner & H. Goldwyn.

Sur Antoinette Deshoulière et sa pièce

(tragédie, repr. au théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, en janvier 1680)

Sujet : « L’intrigue s’inspire assez librement d’un fond historique. Genséric régna entre 428 et 477. Ce chef habile, qui conduisit les Vandales d’Espagne en Afrique du Nord, conquit un Empire immense, défit les Romains à plusieurs reprises, et envahit Rome en 455. Il pilla la ville, et emmena prisonnières l’impératrice Eudoxie et ses filles, Eudoxe et Placidie. Cette dernière fut libérée avec sa mère en 462, mais la jeune Eudoxe, forcée d’épouser Hunéric, ne put s’évader que dix ans plus tard. »

Introduction : La principale source littéraire de la pièce est la cinquième partie de L’Astrée (1628), composée par Baltasar Baro après la mort de d’Urfé. Mais, alors que dans le roman tous les personnages sont motivés par l’amour, chez Mme Deshoulières, c’est au contraire le cynisme et l’ambition qui prédominent. (…) La dramaturge dépeint le démantèlement de l’univers galant célébré par d’Urfé et les dramaturges de la génération de Corneille. (…) Écrite après la retraite de Corneille et Racine, Genséric est surtout remarquable par la place qu’elle occupe dans l’évolution de la tragédie française : en rejetant la conception de l’héroïsme qui avait dominé les Lettres jusqu’alors, elle marque la quête d’une nouvelle expression tragique. (…) En s’écartant volontairement des modèles consacrés, la pièce de Mme Deshoulières nous offre une précieuse réflexion sur la société de son temps, étouffée sous l’absolutisme royal et en perte d’idéal. »

Extrait : acte I, 1-3.

 

Édition ancienne numérisée

  • Mme et Mlle Deshoulières, Œuvres (vol. 2), Paris, Desray, 1798 [contient « Genséric », p.101]